Le secteur électrique français constitue un secteur d’excellence reconnu en France, en Europe et dans le monde. Pour les acteurs de ce secteur et en particulier les leaders mondiaux, la normalisation électrique ou électrotechnique, au sens de la CEI, a constitué et constitue toujours un outil stratégique indispensable pour assurer ce niveau d’excellence.
Les orientations 2012 confirment les grandes lignes stratégiques posées en 2011 telles que, en particulier, la transversalité des sujets et le renforcement du lien avec les technologies de l’information.
Cette convergence de l’électrique et du numérique doit permettre le développement de solutions répondant aux problématiques récentes et émergentes comme l’assistance à l’autonomie des personnes « Ambiant Assisted Living »; ce qui fait de l'interopérabilité un enjeu majeur.
Dans ce cadre, l’influence à l’international est un enjeu très important. Pour faciliter un développement plus volontariste d'une présence française via les postes de secrétaires, présidents ou animateurs et les sièges dans les instances de gouvernance, l’élaboration d’un plan d'actions permettant d’anticiper les besoins et de saisir les opportunités s’avère nécessaire.
Alors que jusqu’à ces dernières années, les ressources étaient, dans la plupart des secteurs, affectées de façon prioritaire à la normalisation internationale, l’investissement dans la normalisation européenne doit continuer de s’intensifier. Ceci renforce la nécessité de promouvoir l’activité de normalisation de façon efficace auprès des entreprises et des acteurs économiques.
Les sujets majeurs qui pour la plupart, sont inscrits dans la stratégie de la CEI, sont les réseaux intelligents et communicants (« Smart Grids »), la maîtrise de l'énergie (l’efficacité énergétique et les énergies décarbonées), le comptage intelligent et communicant (« Smart Metering »), le bâtiment intelligent et communicant (« Smart Building »), le véhicule électrique y compris l’infrastructure, les centres de traitement de données (« data centers »), la santé (télémédecine…), la distribution de courant continu, le transport d’électricité à ultra haute tension et en haute tension continue et les applications de défense.
La prise en compte de ces thèmes implique celle de leur impact sur la normalisation des produits traditionnels.
Des sujets plus conjoncturels comme l’évolution de la norme d'installation basse tension NF C 15-100 ou les exigences de sécurité/performances selon le niveau de développement des pays viennent compléter ces thèmes majeurs.
Au-delà de la sécurité et de la performance, la normalisation est sollicitée pour répondre à des problématiques plus globales telles que les aspects sociétaux : le vieillissement de la population, l’accessibilité à tous, les exigences des consommateurs, l’efficacité énergétique, l’environnement.
En parallèle, l’objectif d’efficacité et d’optimisation économique doit être poursuivi au niveau du travail normatif lui-même (organisation du travail des commissions, opportunité du maintien de l’activité de commissions à priorité très faible). En termes d’organisation et méthodes de travail, les réflexions sur l’approche système doivent être poursuivies et la piste de l’utilisation plus fréquente des « use cases » doit être explorée ainsi que la modélisation UML pour les documents.
La participation active au Comité de Coordination et de Pilotage de la Normalisation, établi auprès de l’Association Française de Normalisation doit être poursuivie en particulier pour préparer les positions françaises sur l’évolution de la normalisation européenne et à l’international et pour favoriser les échanges entre les différents acteurs dont ceux du domaine des technologies de l’information.