1881, Paris accueille le premier Congrès des Electriciens qui se tient en marge de la première Exposition Internationale de l’Electricité.
1883, la Société Internationale des Electriciens est créée.
1904 pour que la décision de créer une « commission représentative chargée d’examiner la question de l’unification de la nomenclature et des classifications, des appareils et des machines électriques » soit prise.
Le 27 juin 1906, à Londres, est officiellement fondée la Commission Electrotechnique Internationale (CEI).
Pour participer à ses travaux, chaque pays devra constituer un Comité Electrotechnique National composé de sociétés ou d’organismes s’occupant d’électricité industrielle. La France est d’emblée très impliquée dans la fondation de la CEI.
A l’été 1906, afin de mettre en œuvre les décisions prises à Londres, la Société Internationale des Electriciens réunit toutes les organisations professionnelles françaises intéressées à l’électricité afin de constituer le Comité Electrotechnique Français (CEF).
Début 1907, le Syndicat Professionnel des Industries Electriques (SPIE) et le Syndicat Professionnel des Usines d’Electricité se rapprochent afin de créer une instance de dialogue et de concertation ouverte à l’ensemble des organisations professionnelles représentant l’industrie électrique hexagonale.
Le 9 avril 1907, l’Union des Syndicats de l’Electricité (USE) voit le jour.
Le 16 juillet 1907, les statuts du CEF sont approuvés. Le CEF devient le représentant officiel de la France auprès de la CEI.
La normalisation est en place, l’USE est le Comité Electrotechnique Français.
Ainsi, dès l’origine, la normalisation française du domaine électrotechnique associe l’ensemble des parties prenantes.
1924, l’USE étend ses activités à la Certification : la première marque de certification « USE » est délivrée aux douilles.
1926, création de l’Association française de normalisation (Afnor), avec le support des représentants de l’USE, du Syndicat des Entrepreneurs de réseaux et centrales électriques, du Syndicat général des installateurs électriciens et du Syndicat du chauffage électrique.
1941, le décret n°41-1987 fixe le statut de la normalisation.
1947, l’USE change de nom et devient l’UTE, Union Technique de l’Electricité.
1973, l’UTE, association de loi 1901, participe en tant que membre fondateur à la création du Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC).
1984 : le décret n°41-1987 est remplacé par le décret n°84-74.
1996, le CENELEC et la CEI signent « l’Accord de Dresde », qui régit l’ensemble de la planification de nouveaux projets de normes électrotechniques, ainsi que les votes parallèles au cours de la procédure de normalisation. Cet accord a pour objet d’éviter la duplication des travaux, d’accélérer l’élaboration des normes et de garantir la meilleure utilisation possible des ressources disponibles. Lorsque les résultats sont positifs à la CEI comme au CENELEC, la CEI publie la norme internationale, tandis que la norme européenne est ratifiée par le Bureau Technique du CENELEC.
1996, l’UTE se sépare de ses activités de certification afin d’éviter tout conflit d’intérêt potentiel. La certification est cédée au LCIE.
2004, l’UTE est certifiée ISO 9001 :2000.
2009, dans le cadre de la réforme du Système Français de Normalisation, le décret n°84-74 de janvier 1984 est remplacé par le décret 2009-697 du 16 juin 2009. La norme NF X 50-088 « Normalisation et activités connexes – Activité des bureaux de normalisation – Principes, exigences et indicateurs », à l’élaboration de laquelle l’UTE a activement participé, est publiée le 25 décembre. Cette norme est destinée à être utilisée comme référentiel d’évaluation et d’audit des bureaux de normalisation, base future de l’agrément des bureaux de normalisation.
2010 : l’UTE reçoit son premier agrément provisoire, accordé à compter du 1er janvier et pour une durée de douze mois,non renouvelable tacitement, abrogeant ainsi l’agrément obtenu le 24 septembre 1984. Son champ d’action recouvre la normalisation du secteur de l’électrotechnologie.
2011 : l’agrément est renouvelé pour douze mois.